John Walker Lindh
L'histoire commence en Afghanistan,
un jour de novembre 2001. Jour de liesse sans doute dans les rangs
des Américains et de leurs alliés, il s'approchent de Mazar-e-Charif,
la victoire est proche.
Sur leur passage, ils font prisonniers un groupe de combattants taliban.
Tous des Afghans, sembables aux centaines d'autres arrêtés jusque
là. Tous sauf un, qui n'a pas le même regard ni le même teint que
ses compagnons. Dans les rangs américains, c'est vite la stupeur :
ce jeune combattant est l'un des leurs. Il s'appelle John Walker Lindh,
il vient d'une famille aisée de Californie et sa vie ne sera plus
jamais pareille l'année de ses 16 ans : il se convertit à l'Islam.
Suivent les écoles coraniques du Yémen et du Pakistan, les camps
d'entraînement d'Al Qaida avant les tribuanux militaires américains.
Le taliban américain, comme le surnomment déjà les médias doit répondre
de 10 chefs d'accusation dont certains passibles de la peine de mort.
Dans un premier temps, Johnn Walker choisit de plaider non coupable
avant de finalement reconnaître avoir "rendu des services aux talibans"
et "transporté un explosif". De son côté, le procureur abandonne les
principaux chefs d'inculpation, notamment la participation à un complot
pour atteinte à la vie d'Américains. Il s'engage à ne pas réclamer
plus de 20 ans de prison sans possibilité de libération anticipée.
20 ans, alors que le jeune John en a à peine 21...
Son procès débute en août et la sentence sera prononcée le 4 octobre
2002.
