Après les meurtres de Mathias et de Madison, de Villiers demande un
débat, Le Pen le rétablissement de la peine de mort
18 mai 2006 / On se souvient de cette image troublante. Un cortège
qui s'ébranle, une émotion à fleur de peau. Le papa de Madison, inondé
de tristesse et de colère qui demande une peine exemplaire, que l'on
tue ces assassins qui tuent nos enfants. Un semaine plus tard, l'extrême
droite enflamme le débat, exigeant un référendum, voire même le rétablissement
de la peine de mort.
Philippe de Villiers, référendum sur la peine de
mort
Dans son communiqué paru le 11 mai dernier, Philippe de Villiers,
président du Mouvement pour la France, demande l'organisation d'un
référendum sur la peine de mort, à la suite du traumatisme national
suscité par les meurtres de Mathias à Moulin-Engilbert (Nièvre) et
de Madison à Eyguière (Bouches-du-Rhône) survenus le même week-end.
" On ne peut plus priver les Français de ce débat. Il y a sur ce sujet
un fossé grandissant entre ce que veulent réellement les Français
et ce que pensent les élites gardiennes de la pensée unique " ajoute
le communiqué.
En attendant ce référendum, de Villiers suggère une véritable perpétuité
pour les assassins d'enfants, ils " doivent être mis hors d'état de
nuire ".
Jean-Marie Le Pen, pour un rétablissement de la peine de mort
Dans un communiqué paru le 12 mai, le fondateur du Front National
réitère ses positions et appelle à une manifestation le 20 mai à Paris
: " Les meurtres particulièrement horribles de Mathias (4 ans) et
de Madison (5 ans) la semaine dernière rappellent, une fois de plus,
la nécessité de rétablir la peine de mort pour les crimes les plus
graves. "
Le communiqué affirme qu'une très large majorité de la population
française souhaite un rétablissement de la peine capitale dans les
cas les plus sordides mais que " seul le Front National défend cette
nécessaire mesure de justice et de prévention ".
Un argument qui devient électoral au crépuscule de présidentielles
qui s'annoncent plus disputées que jamais.